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La crise politique, et maintenant?

Le citoyen Belge se plaint en général de la complexité effrayante de son système démocratique et en particulier de l'invraisemblable crise politique qui secoue notre pays.
J'y vois quatre excellentes nouvelles.
Un, le Belge s'inquiète de et s'intéresse à sa démocratie (alors qu'on prétend qu'il ne s'en soucie pas - mais il est rivé à son téléviseur et discute plus que jamais de politique sous le Sapin de Noël).
Deux, la démocratie belge est complexe, mais elle fonctionne: en effet, au-delà d'une probable guerre de la magistrature, pouvoir qui petit à petit s'oriente vers une nomenclature non-politisée, le plus haut magistrat du Royaume et garant du pouvoir judiciaire a fait part à son collègue Président de la Chambre (l'un des plus clairs garants du pouvoir législatif) qu'il y avait eu un problème de conflit de pouvoir entre le Judiciaire et l'Executif. Et là-dessus, l'Exécutif a démissionné.
Enfin, l'arbitre royal, au dessus de la mélée, dispose des cartes pour une sortie de crise. Tous lobbyent mais attendent et s'en réfèreront à la décision royale. Cet outil de notre Constitution (re)trouve aussi pleinement son rôle. Troisième bonne nouvelle.
Bref, cela fonctionne. Et même très bien.
La mauvaise nouvelle, c'est que la présente crise intervient à un très mauvais moment. Mais c'est un moment crucial en termes de choix idéologiques fondamentaux; et non communautaires. Une quatrième bonne nouvelle.
Bref, il y a des raisons d'être optimistes.


© 2018 - Yvan de Beauffort