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Il faut rendre ce pays lisible politiquement.

Cette illisibilité à plusieurs conséquences directes désagréables:

1) D'abord, plus personne n'y comprend rien. D'où les légitimes critiques invoquant les "tous-pourris", "ils sont élus, qu'ils travaillent"...

2) Ensuite, on ne s'engage plus. Les clivages entre partis ne sont plus autant marqués. Où peut-on percevoir les différences entre le PS, le cdh, ecolo, le MR... ils semblent naviguer tous dans les mêmes eaux. C'est normal, de compromis en compromission, d'alliance diverses à divers étages du pouvoir, il faut concilier... Et la perception de mimétisme devient ralité. C'est une perception inquiétante, d'autant qu'elle débouche sur la volonté de ne plus s'engager. Chez les jeunes, je remarque de façon chronique qu'on ne veut pas s'affilier à un parti, qu'on ne veut pas affirmer ses convictions.

3) Tout élu peut botter en touche: en effet, il lui suffit d'invoquer un niveau de pouvoir différent en incendiant l'incompétence de ce dernier pour se dérober à sa responsabilité.

Il faut dès lors radicalement simplifer notre système. A cet égard, deux propositions simples

1) Instaurer un système électoral majoritaire à deux tours au niveau régional. Celui qui l'emporte, emporte la majorité des sièges au Parlement régional et dirige la Région pour une période donnée. Cela permet de rendre les compromis public, avant le vote, plutôt que de faire des compromis après. Cela permet aussi une politique plus claire. Celui qui a gagné les élections, dirige selon ses préceptes. C'est ensuite à l'électeur de juger du résultat

2) Instaurer un relevé précis des ASBL gravitants autour des différents niveaux de pouvoir. Cela engendrerait une transparence beaucoup plus grande. Un exemple: à Schaerbeek, 4,5m de subsides ont été octroyés à des ASBL l'année dernière. Le public devrait prendre connaissance de ce genre de données.


© 2018 - Yvan de Beauffort