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Une vision pour Schaerbeek: la ruche !

Ma motivation se base sur la vision d´avenir que j´ai pour Schaerbeek. Cette vision a pour image la ruche, c’est-à-dire un environnement actif, chaleureux, organisé, sans laissés pour compte.

Cette vision comprend trois axes essentiels:

  1. Une ruche dynamique économiquement:
    1. Des structures vivantes et accueillantes pour les entreprises et les commerces (petits et grands) ;
    2. Un taux de population active vraiment élevé;
    Ce dynamisme repose sur deux pôles essentiels :
    1. la responsabilisation: Encourageant - par le développement de compétences et la mise en place de pôles de croissance spécifiques - la prise en charge par chacun de son destin
    2. le pragmatisme : Dans une enveloppe budgétaire maîtrisée, en ciblant des axes prioritaires

  2. Une ruche familialement épanouissante:
    1. Qui façonne : Offrant un cadre d'éducation adapté mais exigeant; nos enfants ont droit au meilleur
    2. Calme: Proposant « mieux » d'avions
    3. Agréable: Une vie de quartier agréable et riante
    4. Consciente : Valorisant notre patrimoine et développant l'offre d'habitations pour les revenus plus modestes
    5. Propre : Veillant chaque jour à la propreté publique
    6. Sure : Préservant des moyens conséquents à une police parfois découragée

  3. Une ruche socialement alerte :
    1. Généreuse et motrice: Les personnes à revenu modéré ont toute leur place dans notre société, cette situation doit leur être temporaire : la commune doit contribuer à la définition de moyens pour s'en sortir
    2. Multi-culturelle et accueillante mais attentive: Intégrer, échanger, grandir ensemble, et exiger un engagement des nouveaux belges comme des anciens
    3. De dimension européenne: Elle n'est pas loin, l'Europe ; et ses fonctionnaires sont nombreux dans notre commune

 

Ce que j’aime à Schaerbeek

  • La réputation chaque jour meilleure de la ville
  • L’hôtel de Ville. Il est incroyablement massivement beau.
  • La Maison Autrique. Des maisons comme ca, y en a des milliers à Schaerbeek ! Tant mieux !
  • La plus belle avenue de Bruxelles est à Schaerbeek.
  • Mon parc. Enfin celui de ma fille. Enfin le nôtre. Rien qu’à nous. Qui doit devenir encore plus beau, parait-il. Youpie!…
  • Mes repères: la Brasserie Cochaux, le Moby Dick, l’Amici Miei, le Stelle.
  • La Gare de Schaerbeek. Dingue, non ?
  • Mon quartier et les amis de Sainte-Suzanne.
  • Mes voisins. Charmants. Pourvu que ca dure…
  • Les professeurs enthousiastes et exigeants. Ce sont les meilleurs
  • Les dizaines de bénévoles dans les centaines d’associations. On se fait taper à chaque coin de rue et à chaque coup de sonnette par une organisation caritative, mais c'est super...
  • L’animation du quartier commerçant de Helmet et les projets pour transformer l’église
  • Les réunions animées du conseil communal. Un festival. Bosseman et Coppenolle. En mieux. Et gratuit (une fois par mois. Venez nombreux)
  • Le changement radical de la physionomie du quartier Nord
  • L’amélioration opérée par les services communaux : on y est mieux accueilli qu’il y a quelques années. Mais on doit encore s’améliorer
  • Les policiers sympas et pragmatiques
  • Les cerisiers du Japon. Il y en a trop. Je sais. Mais voilà, je les aime
  • Les rues souvent très propres. Ca j'adore

Ce que je n’aime pas à Schaerbeek

  • Les avions qui font du bruit. Ca je n'aime pas
  • Le chancre de la Gare Schaerbeek-Josaphat. Ca n'avance pas. Et quoi?
  • Les crottes de chien. Ca c'est vraiment écœurant
  • Les avions et les négociations sur leur bruit qui ne progressent pas
  • Les rues pas toujours propres. Pas toujours
  • L’éducation laxiste dans certaines écoles. Comment voulez-vous qu'ils grandissent?
  • Les avions et l’aéroport à moins de 10km à vol d’oiseau. Parfois pratique, je l’admet. Souvent très emmmm
  • Les policiers découragés. Ca je n'aime pas du tout
  • Les voisins qui ne se parlent pas. Ca arrive
  • Les avions qui décollent
  • Les gens qui ne font pas d’effort pour parler les deux langues officielles de Bruxelles. Booouuuuh
  • Le rond-point Meiser. Une vraie foire. Temps que ça change
  • Le feu de Gustave Latinis / Boulevard Lambermont.. Un jour il deviendra vert
  • Les avions qui atterrissent
  • Les transports en commun. Ca manque de métro. Cruellement
  • La diminution constante et chronique du nombre de petits commerçants.
  • Les avions le week-end. Ca c’est le pire
  • Les mêmes petits commerçants qui me racontent qu’en trois ans ils se sont faits braquer trois fois
  • Le nombre réduit de logements sociaux mignons. Faut toujours qu'ils soient dans des grands buildings. En plus, il n'y en a pas assez

 

 


Une vision pour Bruxelles

 

Not « another brick in the wall » !

Ce 7 septembre s’est tenu le Gordel (la « ceinture »), une manifestation sportive flamande qui depuis 28 ans promène le cycliste le long d’une ceinture encerclant Bruxelles. Au-delà du caractère sportif, de nombreux participants ne connaissent pas ou veulent ignorer la revendication politique sous-jacente, celle d’une périphérie culturellement et linguistiquement homogène, qui conduit de manière inéluctable à la constructions de cloisons entre Bruxelles et sa périphérie.

La Bretelle vise la promotion de deux objectifs

En lançant la première édition de La Bretelle de Bruxelles-Périphérie, j'ai voulu apporter une dimension complémentaire et distincte du Gordel. Plus claire aussi. La Bretelle, initiative bilingue mais clairement politique (et sportive) traverse des communes des deux Brabants et de Bruxelles afin de souligner deux objectifs forts et rassembleurs, sans se prononcer sur les options et l’issue de la négociation institutionnelle future. Ces deux objectifs sont tout d'abord celui du développement intégré de Bruxelles et de sa Périphérie. Et en second lieu celui d’un programme ambitieux pour Bruxelles, Capitale de l’Europe.

Le développement intégré de Bruxelles et de sa Périphérie

On ne peut imaginer un développement de Bruxelles qui ne soit intégré à celui de sa périphérie et vice-versa. Prenons quelques exemples : Plus de 300,000 navetteurs-travailleurs se rendent chaque jour « à la Capitale », dont 60% en provenance du nord du pays. Comment envisager un élargissement du Ring qui ne profiterait qu’à une seule commune, comme ce qui est aujourd’hui proposé à l’égard de Zaventem? Au contraire, cet élargissement du Ring doit s’inscrire dans une réflexion sur la mobilité dans l’ensemble du bassin Bruxellois. Et cette réflexion doit aller de pair avec celle sur le RER, le Réseau Express Régional. Un autre exemple, l’aéroport. Croit-on vraiment que le développement de cet aéroport sera assuré et pérenne sans avoir autour de la table tous les intérêts, y compris ceux des populations survolées ? Et qu’on ne vienne pas parler d’application dogmatique sécuritaire des normes du vent. Nous ne sommes pas au Texas ou en Floride. Ici, pas de Katrina, de Ike, de Hanna: 80% du temps le vent permet une large flexibilité. Par ailleurs, est-ce normal, est-ce sain que seulement 6% de l’emploi aéroportuaire soit d’origine Bruxelloise ? Dans un autre registre, peut-on accepter en bon gestionnaire que des sociétés se délocalisent sur 300 mètres, de Woluwe à Diegem, pour des questions de concurrence fiscale ? Au final, qui est le gagnant ?

Pourquoi le plan Marshal ne souffle-t-il mot sur Bruxelles, alors que la Wallonie devrait, au contraire, axer en priorité son développement sur Bruxelles ? Deux données économiques fondamentales sous-tendent cette interrogation. La province la plus prospère de Wallonie est le Brabant Wallon. La province la plus prospère de Flandre est le Brabant Flamand. Pourquoi ? Parce que ces deux provinces profitent des retombées substantielles de leur proximité avec Bruxelles. Le moteur économique du pays n’est pas au nord, il est au centre. Bruxelles est donc synonyme de notre avenir à tous. On ne construira pas la Belgique de demain, quelque soit le modèle institutionnel, contre Bruxelles ni contre sa large périphérie, aussi bien wallonne que flamande.

Bruxelles, Capitale de l’Europe, un grand défi à relever !

Gare, devrait-on penser : les Européens débarquent ! La Bretelle leur souhaite au contraire la bienvenue. Ces européens, quelle force ! quelle chance ! D’abord économique : les parlementaires, fonctionnaires, lobbyistes, journalistes, employés de centres de décision représentent une énorme plus-value pour nos commerces et nos entreprises. Politique ensuite : A qui compare-t-on Bruxelles aujourd’hui ? Washington, New Dehli, Pékin, Frisco. Quelle opportunité, quelle responsabilité !

Certes, il faut reconnaître comme légitime le vœu de certains participants au Gordel de préserver la langue et la culture flamande en périphérie bruxelloise. Mais à propos de culture, oublie-t-on que ces européens débarquant ici pour quelques années amènent avec eux une vraie richesse culturelle ? Et que demain ils emporteront chez eux une petite pierre de nos cultures et participeront au rayonnement de la Flandre et de la Wallonie, qu’ils auront immanquablement visité. Pourquoi devrait-on avoir peur ? Quelle fierté, quelle chance !

The Bulletin est un hebdomadaire anglophone bruxellois – dévoré par de nombreux européens – qui répertorie toutes les festivités et les programmes culturels de la capitale et de nos régions. Il s’est récemment fait passer auprès de la Commune de Zaventem pour un investisseur Londonien cherchant à créer une base d’import-export à proximité de l’Aéroport de Bruxelles. La Commune l’a prié de s’adresser aux différents organismes – innombrables – avec un interprète : « Nous ne sommes pas autorisés à vous parler une autre langue que le néerlandais ». Allô ?

Dans le même ordre d’idée, devrait-on imposer au Néerlandais qui s’installe à Waterloo de s’adresser à l’administration communale avec son interprète ? Au contraire, un service devrait lui être dédié, proposant d’abord une brochure de bienvenue lui renseignant les horaires auquel notre sympathique mangeur de Gouda pourra s’adresser à l’autorité communale dans sa langue. L’Europe, ici et maintenant.

La Bretelle veut rationnaliser le débat

La Bretelle de Bruxelles-Périphérie enfonce sans doute des portes ouvertes : comment être rationnellement, pragmatiquement, contre ces objectifs de développement intégré et d’ambition européenne ? Mais il est bon de rationaliser le débat dans cette période incertaine qui pousse au repli sur soi, à une vision politique réductrice dans une société de plus en plus complexe. Une société qui ne survivra que dans un esprit d’accueil des différences et d’ouverture au monde, aux antipodes de communautés homogènes, cloisonnées et fermées sur elles-mêmes . Le repli sur soi est à l’image de Bruges : l’ensablement guette.

L’épanouissement de tous passe par l’ouverture des frontières, par nos deux objectifs ambitieux. Le clip « Another Brick in the Wall » de Pink Floyd s’achevait par la destruction du Mur des contraintes et par l’embrasement de l’école. Rajouter des briques dans le mur qui ceindrait Bruxelles ? hmmm…

La Bretelle de Bruxelles-Périphérie, Seconde Edition : le 6 septembre 2009. Parce que cela nous étonnerait beaucoup que tout soit résolu à ce moment-là…

 


© 2012 - Yvan de Beauffort