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Mandats

Ci-joint un aperçu des activités du Laboratoire Intercommunal Bruxellois de Chimie et Bactériologie, laboratoire où je représente la commune à l'Assemblée Générale.

Visite du Laboratoire Intercommunal de Chime et Bactériologie

  • Ce matin, vendredi 4 mai, j’ai rendez-vous au Laboratoire avec son directeur, Monsieur Ivan Suys, afin de faire connaissance et de lui faire part de l’intérêt que lui porte la Commune de Schaerbeek
  • D’emblée le bâtiment situé à trois pas de la place Jourdan impressionne : quatre étages classés, sorte de symbiose entre un immeuble emprunté à Schuyten et un long couloir du Collège Saint-Michel, au milieu d’un joli parc arboré ; il s’agit d’un cadre de travail agréable, lumineux, un peu suranné
  • A droite, une école, à gauche, le laboratoire. Un guichet très « administration 1950 » accueille le visiteur
  • J’entame rapidement une discussion à bâtons rompus avec le Professeur Suys. Nous passons en revue les missions (analyses chimiques et bactériologiques des aliments et des eaux des piscines de 20 communes), la structure (20 personnes), les moyens financiers (un budget financé par les communes au pro-rata du nombre d’habitants), les normes utilisées (le cadre normatif est flou mais à tendance à se formaliser au niveau européen suite aux récentes crises alimentaires) et la conformité des processus de mesure aux normes ISO (chantier exigeant beaucoup de temps et sans doute mené à terme à la fin de 2007) ; le Professeur Suys mène son équipe avec professionnalisme et rigueur et n’entrevoit pas de problèmes majeurs à la poursuite de ses missions, conscient aussi de l’importance de gérer les deniers publics au mieux
  • Nous visitons ensuite les installations, hétéroclites : le plus moderne des instruments de mesure prend parfois place au milieu d’une salle dont le dernier coup de pinceau remonte aux années 30s
  • Le personnel que je rencontre et auquel je suis présenté est affable, accueillant, enthousiaste alors que le travail doit parfois être répétitif
  • Nous plaisantons sur les itinéraires que doivent empruntés les agents du Laboratoire afin de réaliser leurs mesures : doit-on s’inspirer du logiciel Géoroute de La Poste ? en effet, l’eau des piscines est échantillonnée une fois par mois…
  • Bonne nouvelle : des plans de rénovation complète du bâtiment sont sur le point d’être parachevés, afin de répondre aux normes de qualité ISO et de prendre en considération l’adaptation des missions du laboratoire qui est lentement passé du contrôle des fraudes (l’eau dans le lait ou le beurre etc.) aux contrôle sanitaires et chimiques
  • Une dernière anecdote : Le LICB est une institution presque unique en Belgique, n’ayant qu’un équivalent situé à Gand. Le LICB est donc un bel outil
  • Je sors de cette visite content d’avoir rencontré une équipe rôdée et experte, avec quatre réflexions que je tenterai de mener au cours des prochains mois:
    • Les services aux personnes privées devraient être facturés au prix coûtant (c’est un tarif avantageux qui est pratiqué)
    • Les services du laboratoire devraient être proposés aux communes limitrophes de la Région
    • Les avis émis par le Laboratoire devraient être développés sur une échelle plus étendue et plus informative que « satisfaisant », «acceptable » et « non satisfaisant ». Une échelle de zéro à dix ? 
    • Il faut que les dossiers de rénovation du bâtiment et de satisfaction aux normes ISO 17025 soient menés à bien au plus vite, afin que le travail du Laboratoire se déroule dans les meilleures conditions professionnelles possibles

Laboratoire LICB

Activités du LIBCB :

  • Dans le domaine alimentaire
    • analyses de repas servis dans les collectivités : écoles, crèches, homes ...
    • contrôles d'hygiène d'établissements (collectivités, secteur Horeca, magasins, marchés,...) accompagnés de contrôles des températures de conservation des denrées
    • programmes d'analyses ciblés sur certaines denrées particulières, de manière à vérifier la composition chimique en rapport avec les exigences légales et à évaluer la qualité microbiologique
  • Dans les autres domaines:
    • analyses d'eau et en particulier le contrôle des eaux de piscines publiques
    • recherche et l'identification de champignons parasites (mérule, ...) dans les habitations, sur demande et à charge des particuliers
    • détection du monoxyde de carbone (CO) dans les habitations, à la demande de médecins
    • toute action susceptible de prévenir des problèmes de santé publique liés à l'environnement ou l'utilisation de produits. Deux exemples actuels sont les participations du LIBCB aux programmes "saturnisme infantile" et "pollution intérieure des habitations"

Proposition de loi suite à la lecture du rapport 2006 : imposer la mention de la teneur en acide gras trans des produits en sus de l’indication de l’utilisation de matières grasses hydrogénées. Ces acides gras sont jugés mauvais pour la santé du cœur parce qu'ils augmentent la concentration de "mauvais" cholestérol dans le sang et qu'ils abaissent la concentration en "bon" cholestérol

Principaux enseignements sur 2006:

  • L’année 2006 n’aura pas connu d’évènements majeurs dans le domaine de la sécurité alimentaire. Le principal sujet de préoccupation fut la menace de grippe aviaire, mais ce n’était pas vraiment un problème de chaîne alimentaire. Il n’y a pas eu non plus de grands bouleversements dans la réglementation. Il faut reconnaître qu’après l’année 2005, un peu de répit était bien nécessaire pour digérer l’avalanche de nouveaux textes publiés en rapport avec l’hygiène des denrées alimentaires. Pour le Laboratoire Intercommunal, cette année 2006 aura été entièrement consacrée à la préparation de l’audit préalable à l’obtention d’une accréditation sur base de la norme ISO 17025 (Exigences générales concernant la compétence des laboratoires d’étalonnages et d’essais)
  • Enquêtes thématiques :
    • Analyses macrobiologiques
      • Viandes crues : ok
      • Les produits de volaille représentent un risque réel de toxi-infections alimentaires en cas de cuisson insuffisante ou de contamination croisée.
      • Boudins : ok
      • Glaces : Les échantillons prélevés à la foire du midi sont significativement plus contaminés que les autres échantillons
      • Desserts de boulangerie : ok
      • Fromages affinés : très bons
      • Salades préparées contenant de la mayonnaise : ok
      • Denrées prélevées dans le secteur de l’HORECA : Etant donné la diversité des denrées et l’aspect non aléatoire des prélèvements, il semble difficile de fournir une appréciation globale pour ces échantillons. On peut seulement constater que dans certains cas la qualité microbiologique des denrées prélevées dans le secteur HORECA laisse à désirer
    • Analyses chimiques
      • Bières artisanales : de fortes différences sont parfois constatées entre le taux d’alcool annoncé et le taux d’alcool mesuré
      • Biscuits et snacks : Comme on pouvait s'y attendre, les teneurs en acides gras saturés sont très élevées dans ces produits (53,8 % en moyenne et un maximum atteignant même 92,3%). Ces teneurs sont d'ailleurs souvent confirmées sur l'étiquetage nutritionnel (facultatif) du produit. La situation est toutefois plus favorable pour les acides gras "trans" : seuls deux produits en contiennent des quantités importantes (7,1 et 9,3 %)
      • Raisins : Neuf échantillons sur les 23 analysés contiennent des résidus de pesticides en quantités décelables. Les concentrations mesurées sont toujours inférieures aux concentrations maximales autorisées. On retrouve jusque 4 pesticides différents sur un même échantillon
      • Frites surgelées : Par rapport à l’enquête précédente réalisée en 2000, on observe une nette diminution des teneurs en acides gras trans. La moyenne pour 15 échantillons s'élevait à 11,8% contre une moyenne de 2,2% en 2006 pour 25 échantillons analysés. Seuls deux échantillons sur les 25 en contiennent encore des quantités élevées (16,58 et 18,66%). Les teneurs en acides gras saturés restent très élevées : moyenne de 49,5 % en 2006 contre 54,8% en 2000. Rappelons toutefois que la matière grasse des frites après cuisson dépendra surtout du choix fait par le consommateur de son huile ou graisse de friture
      • Crêpes : Les teneurs en acides gras saturés sont élevées dans ces produits (36,5 % en moyenne et un maximum atteignant 57 %). Ces teneurs sont parfois indiquées sur l'étiquetage nutritionnel (facultatif) du produit. Pour les acides gras "trans", trois produits présentent des teneurs élevées (entre 6,7 et 8,6%)
  • Inspections et contrôles d’établissements : 900 contrôles d'hygiène d'établissements et 3.772 contrôles de températures. En outre, 550 analyses ont été effectuées sur place dont 296 recherches de sulfite dans les viandes et 254 contrôles de la qualité des graisses et huiles de friture
    • 14 fermetures provisoires
    • Températures des installations frigorifiques : Le nombre de contrôles non satisfaisants est de 9,7 %, ce qui constitue une amélioration notable par rapport à l’année précédente (14 ,8 % ). Toutefois, cette amélioration s’explique surtout par l’assouplissement du critère utilisé pour les viandes fraîches
    • Sulfites dans les viandes : Au total, 296 échantillons de viandes fraîches de diverses natures (hachis, steaks,...) ont été examinés, dont 9 se sont révélés positifs, soit 3 %. Ce pourcentage relativement élevé est le résultat d'actions ciblées vers certains établissements et ne constitue en rien une image moyenne de la réalité
    • Graisses et huiles de friture : Le pourcentage d'échantillons non conformes pour la teneur en composés polaires est plus élevé que les années précédentes (11 % en 2006 contre 7% en 2005 et 8% en 2004). Le pourcentage d'échantillons dépassant la température maximale autorisée est de 6 % (contre 12% en 2005)
  • Repas de collectivités : La qualité microbiologique des repas servis dans les collectivités communales est très satisfaisante
  • Analyse d’eau et d’air :
    • En ce qui concerne la qualité microbiologique de l’eau des bassins, 91,8% des échantillons satisfont aux valeurs limites de l’Arrêté. Cette situation est globalement très satisfaisante et comparable à celles de 2005 et 2004 (respectivement 89,8% et 90,5%)
    • La qualité chimique des eaux de piscine est assez stable par rapport aux années précédentes
    • Analyse d’airs des piscines : Le pourcentage de résultats non satisfaisants est stable par rapport à l’année précédente (24,1% de prélèvements non satisfaisants en 2005). Les dépassements en chloramines (concentration supérieure à 0,5 mg/m³) concernent neuf des 35 établissements contrôlés. Pour six de ceux-ci, le dépassement a été résolu, notamment en augmentant l’apport d’air frais ou en installant un système permettant de diminuer la teneur en chloramines dans l’eau (système à ultra-violets)
    • Legionella : Le pourcentage d’échantillons non satisfaisants est comparable à celui de 2005 (8%)
  • Identification des parasites du bois : rien de particulier à signaler

 


© 2012 - Yvan de Beauffort