> Mes interventions au Conseil Communal

La présidence de la section locale du MRLB

Voici le speech que j'ai donné à l'occasion du retrait de ma candidature à la présidence de la section locale schaerbeekoise du MR. En ces temps de suffrage fédéral, il n'était pas bon de créer une fracture entre les militants... J'ai finalement choisi de ne pas lire le texte mis en italique ci-dessous...

Chers Amis,

J’ai l’honneur d’avoir présenté ma candidature à la présidence de la section locale de Schaerbeek. Ma candidature n’est pas à comprendre comme une protestation contre notre président actuel et ami Michel, que j’apprécie beaucoup et qui dispose de grandes qualités de rassembleur. Nous nous sommes d'ailleurs rencontrés lui et moi en toute sympathie pour discuter de ma candidature.

Ma candidature doit être vue comme un souhait d’introduire un zeste de débat démocratique, car le débat suscite l’émulation et qu’une saine concurrence ne rebute pas un libéral !

Ma vision de notre section locale est celle d’une section encore plus active, une section en prise directe avec nos concitoyens, avec nos habitants. Une section qui prenne le pouls en permanence. Une section qui transmet nos valeurs. Via nos événements, entre autres. Avec les conseillers communaux Angelina, Colienne, Mohamed, avec des militants comme Patrick Brusten et Thierry Loucx, nous avons d’ailleurs crée un groupe responsable de l’organisation d’événements. Jeudi, comme vous le savez, nous accueillons Frédérique Ries au Collège Roi Baudouin ; Olivier Chastel ayant malheureusement dû remanier son agenda pour les raisons que vous suspectez.

Ma vision donc est celle d’une section qui soit à la mesure de l’importance de la commune de Schaerbeek. De ses 120,000 habitants. Une section capable de peser au niveau bruxellois.

Une section qui contribue à faire gagner ses candidats à d’autres niveaux de pouvoir.

On pourra me reprocher la jeunesse de mon affiliation à la section locale, car elle date de début 2009. On aura raison car c'est exact. On se rappellera aussi que je suis fidèlement aux côtés du MR depuis la mémorable campagne communale de 2006 à la fin de laquelle j’ai prêté serment sur les bancs de la majorité. On se rappellera que je me suis investi dans les campagnes fédérale de 2007 et régionale de 2009 afin d'appuyer les candidats libéraux. Je pense également sincèrement que mon implication communale est appréciée par de nombreux schaerbeekois et en particulier par mes collègues et colistiers du MRLB. Enfin, on connaît mon soutien sans faille de Conseiller Communal pour l'excellence du travail de nos Echevins.

On pourra me reprocher le fait que je ne rassemble pas autant que d’autres. Mon parcours, brièvement, tente tout de même de faire la synthèse entre quelques courants bien bruxellois : j’ai fait mes études secondaires chez les néerlandophones, dans un internat jésuite à Alost. Ca ne m’empêche pas d’avoir lancé, il y a deux ans, un événement contrepoint au Gordel, que nous avons appelé avec quelques amis et dans un esprit un peu potache « la Bretelle de Bruxelles-Périphérie ».

C’est l’Université LIBRE de Bruxelles qui m’a accueilli pour mes études universitaires à Solvay et j’y suis encore assistant aujourd’hui, pour le compte d’un professeur étiqueté socialiste… J’ai travaillé 10 ans dans le privé. Depuis 9 mois, je suis cheminot à la SNCB Holding. Je m’y emploie à favoriser l’utilisation du train via une meilleure intégration de ce mode de transport dans la chaîne de mobilité et via l’augmentation de la qualité du service. Il y a 175 ans la Belgique était pionnière en matière de chemins de fer. A ce sujet, je surveille de près la bonne réalisation du musée qui devrait voir sa première pierre posée dans les prochains jours sur un terrain à cheval sur Bruxelles et sur Schaerbeek. Ce musée du chemin de fer est une chance unique pour notre commune. J’y tiens.

Mon engagement politique est sincère.

Il est ‘’’’’axé sur la confiance en l’homme, sur l’importance primordiale de la liberté. Je prêcherais des militants convaincus si je me faisais l’apologie du libéralisme. Et je vous ferais perdre votre temps et le mien si je reprenais l’ensemble des textes fondateurs.

Mais je vous recommande à ce sujet le dernier ouvrage de Corentin de Salle, chercheur au centre Jean Gol, qui a publié en mars « La Tradition de la Liberté », disponible gratuitement au siège du parti.

Ces valeurs de liberté induisent que l’état doit être au service de l’homme et non l’homme au service de l’état.

Chers Amis, j’ai assez parlé de moi, j’aimerais vous parler de nous. Souvent j’ai entendu des échevins me dire qu’une section locale, c’est l’instrument d’une victoire au niveau local. Je pense aussi qu’une section locale, c’est une courroie de transmission efficiente pour faire passer nos idées auprès de nos concitoyens, et pas uniquement nos idées locales mais aussi nos ambitions régionales et fédérales.

Ce weekend, une présidente de parti a parlé. Une présidente qui dit souvent non. Une présidente très en cheville avec un autre parti qui lui, est clairement en faveur d’un état qui régulerait nos vies.

Cette présidente, ce weekend, a déclaré qu’elle ne faisait pas partie du bac à sable comme les autres partis. Une présidente qui pendant ce même weekend accuse le MR de rompre l’unité francophone. Forcément, si elle nous abandonne dans notre bac à sable…

Cette même présidente de parti a comme thème de campagne l’union fait la force. Très bien. Mais pourquoi alors lancer un site internet qui s’appelle www.lunionfaitlaforce. EU !!! un site web doté d’une extension électronique européenne, donc. Visiblement, l’union dont cette présidente parle n’est déjà plus belge.

Un autre président de parti se lance dans la campagne en signalant que son parti sera prêt. Son parti est populaire. Est-il populiste ? Il va falloir que nous y fassions attention. Son discours réducteur séduit, et pourrait bénéficier d’un vote de rejet. D’un vote manifestant l’incompréhension sur BHV. Il va falloir que nous expliquions bien, que nous expliquions mieux.

Depuis samedi, à Jodoigne, le MR est en campagne.

Pour éviter ces élections, un "Olivier" était très probablement envisagé. Un « Olivier » est également sérieusement envisagé à la sortie des urnes. Olivier dont on connait les fruits magnifiques à la Région Wallonne.

Il nous appartient de tout faire pour éviter un Olivier fédéral.

En fait, cette élection me rappelle la campagne de Schaerbeek de 2006… Va-t-il falloir rééditer le coup de la fameuse cocotte de papier? Si nous étions FDF, notre slogan pourrait être, « la seule façon de ne pas voter pour l’Olivier, est de voter Olivier »…

A Jodoigne, un des mots importants prononcés était celui du compagnonnage. Il va falloir se serrer les coudes et se retrouver. C’est important. Vite.

Le moment est historique. En d’autres temps, je n’apprécierais pas de victoire stalinienne. D’élection avec un seul candidat valable. Mais ici, il nous faut être ensemble en campagne.

Devant l’importance du moment et après de nombreuses discussions ce weekend, je souhaite donc, chers militants, faire passer les préoccupations locales et schaerbeekoises un peu derrière les priorités du pays.

Dans cet esprit, je vous propose dès lors de donner vos suffrages pour la présidence de la section locale schaerbeekoise à mon ami Michel Milde, qui saura nous mobiliser pour cette campagne et pour la campagne communale de 2012.  Je préfère retirer ma candidature plutôt que de créer les conditions d’une rupture supplémentaire, alors qu’il nous faut aller unis au combat. Je remercie tous ceux qui ont soutenu ma démarche.

Mesdames Messieurs, Mes Amis, je voulais vous dire combien je suis attaché à ma Commune de Schaerbeek, combien je suis fier d’appartenir aux libéraux et combien votre soutien à vous, militants, nous est précieux. Chers Militants, n’ayons pas peur de ce qui nous attend, partons en campagne avec confiance : avoir confiance en l’homme, c’est la première de nos valeurs…


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