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Je salue le courage de Didier Reynders, mais il faut que les balises soient claires!

D'accord, au bout de 8 mois, le fossé s'est creusé : la note Vandelanotte, dans sa substance même, fait abstraction complète des revendications francophones.

Malgré cela, loin de ce que les médias prétendent, les revendications francophones sont limpides. Et parfaitement conciliables avec la volonté flamande :

1)      Un élargissement de Bruxelles. Plusieurs pistes ont été élaborées. Elles vont de la communauté urbaine équilibrée à un grand Brabant (idée géniale et historiquement fondée) en passant par un légitime élargissement de Bruxelles (pour le plus grand bien des vrais néerlandophones de Bruxelles et de sa périphérie) : une entité géographiquement et économiquement efficace

2)      Un statut régional véritable pour Bruxelles. Pas une Région-moignon. Pas un machin ingérable co-géré par deux entités communautaires aux intérêts conflictuels. Non, une Région responsable. Devant ses électeurs. Devant son budget. Devant ses problèmes et ses chances aussi: immigration, chômage, interculturalité, capitale de l'Europe, une abondance de jeunes, des centres de décision...

3)      Un refinancement de Bruxelles, qui assume des responsabilités fantastiques aussi bien comme capitale de l'Europe que comme vecteur de croissance pour la Flandre et pour la Wallonie: combien de navetteurs et d'employés déjà ?

4)      Une solidarité interrégionale bien pensée : au Nord, on se pose la question des pensions. Au sud, ce sont les infrastructures qui font défaut. Au centre, c'est la politique en matière d'immigration et de mise à l'emploi qui prime. Le deal saute aux yeux

5)      Une région flamande moins agressive : du calme, au Nord ! incontestablement, votre ouverture vers la mer et un tissus entrepreneurial efficaces vous ont bien servis. Bravo ! vos meilleurs clients, Bruxelles et la Wallonie, ont besoin que vous y investissiez, pour votre meilleure réussite. Qu'attendez-vous ?

6)      Une région wallonne moins subsidiée : en avant,  au Sud ! il est temps de tourner la page minière et métallurgique ! On a besoin d'entendre les entrepreneurs, qui pourtant sont nombreux !

Avec cela, on peut réussir un pays !


© 2018 - Yvan de Beauffort