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La Grèce, c'est leur pays mais c'est notre problème...

On se rend compte aujourd'hui que les Grecs n'ont jamais mis en place une structure permettant de récolter suffisament de fonds publics (via les impôts) pour faire face à ses dépenses. Ayant trop emprunté pour couvrir ses déficits, la Grèce n'est plus capable de rembourser. Que se passe-t-il alors?

- Dans un premier temps, pour la Grèce, rien. Elle cesse (en tout ou en partie) les remboursements de ses dettes aux banques et aux particulier qui lui ont prêté. Mais du coup, les banques ne lui prêtent plus et la Grèce est alors forcée d'équilibrer exactement le flux de ses recettes et de ses dépenses. De grosses économies doivent être faites dans tous les secteurs et le pays est sens dessus-dessous.

- Dans un second temps, pour la Grèce et afin de donner un coup de fouet majeur à l'éconmie, une sortie de l'Euro peut être envisagée. Cela conduirait à l'adoption d'une nouvelle monnaie (la Drachme, par exemple), qui serait fortement dévaluée par rapport à l'Euro. Il deviendrait donc très avantageux de produire en Grèce et d'exporter. L'économie grecque repart.

- Le plus ennuyé par le défaut grec serait l'économie mondiale. En effet, la Grèce ne rembourant plus complètement ses créanciers, ceux-ci sont à leur tour en difficulté. Et c'est alors un véritable domino qui se met en place. Voilà pourquoi la portée de la faillite et la taille de celle-ci doivent être minutieusement étudiés, avant de procéder à ce coup de force. Et voilà pourquoi l'on parle de recapitalisation des banques.


© 2018 - Yvan de Beauffort