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Les conséquences financières du départ du FDF...

Article de la Dernière Heure (http://www.dhnet.be/infos/elections-2010/article/369244/le-divorce-mr-fdf-va-couter-cher.html)

BRUXELLES “Olivier Maingain l’a bien dit. On sera peut-être moins riche à l’avenir, mais au moins nous aurons été honnêtes avec les électeurs.” Le porte-parole du FDF en est bien conscient : si le divorce entre le MR et sa formation coûtera de l’argent aux deux partis, c’est surtout le sien qui trinquera…

À l’heure actuelle, c’est le MR qui, en tant que seul groupe politique reconnu au niveau des divers Parlements du pays, touche la dotation publique octroyée aux partis politiques. Il rétrocède ensuite une partie de cet argent au FDF. L’enveloppe est de 280.000 euros par an. Un accord interne qui prendra évidemment fin ce dimanche.

Au Parlement fédéral. Ayant 18 représentants à la Chambre (15 MR; 3 FDF), le groupe politique du MR touche près d’un million d’euros par an de dotation publique. Ici, le divorce ne changera rien ! Les voix du MR et du FDF ont été comptabilisées ensemble après les élections. Il en sera ainsi jusqu’au prochain scrutin. MR et FDF devront donc s’arranger entre eux. Par exemple en fonction de leur nombre d’élus (soit 165.000 € par an pour le FDF).

Le FDF perdra par contre tous ces subsides dits de fonctionnement ! Ils sont accordés à chaque groupe politique en fonction de sa représentativité (actuellement, 946.800 euros par an pour le MR). Or, pour former un groupe, il faut au moins 5 représentants. Ce que n’a pas le FDF… Qui perdra donc 157.800 euros par an (perte aussi pour le MR). Ainsi que, pour la même raison, l’équivalent de trois collaborateurs temps plein.

Au Parlement de la Communauté française. Chaque groupe politique touche des subsides à condition d’avoir au moins 5 élus. Le FDF n’en a que deux. Il dit adieu à 32.000 € par an…

Au Parlement bruxellois. Le FDF ne pourra exiger le statut de groupe politique reconnu s’il se sépare du MR, malgré ses 11 élus. Le règlement interne ne reconnaît un groupe politique que si la formation a déposé sa liste électorale et rentré ses dépenses de campagne. En clair, le groupe FDF au Parlement bruxellois n’existe pas. Conséquences : pas de personnel lié à la fonction de parlementaire; et perte de la dotation réservée aux élus FDF. Soit 95.700 euros annuels, à diviser au prorata du nombre de jours écoulés sur l’année. Les libéraux perdraient eux aussi quelques billes dans l’affaire.

Au MR. Le FDF perdra aussi des aides en nature octroyées par le MR. Notamment cinq collaborateurs temps plein et diverses dépenses comme celles liées aux campagnes électorales.




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