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Pas de Belgique-confetti... une Belgique-puzzle?

On ne parle plus de la logique sous-jacente au transfert d'une compétence plutôt qu'une autre, de ce que ce transfert apporterait comme efficacité économique ou de gestion. Non. On parle des montants de ce qui serait transféré.

Ce petit jeu est très malsain:

1) on transforme le pays, et particulièrement Bruxelles, en autant de confettis qu'il y a de bout de compétence. Il sera facile, demain, de prouver par l'absurde que la situation sera ingérable, puisqu'elle aura été façonnée pour l'être (ingérable). Et l'on repartira dans un round de négociations encore plus (abs)connes.

2) joie et bonheur attendent les responsables politiques quand il s'agira d'expliquer le fonctionnement du système aux citoyens et aux entreprises... pire: on tentera d'expliquer tout le bazar a postériori, en découvrant toute l'incongruité du "système" créé. Avec un tel embroglio, on aura tout simplement éliminé "l'état de droit", un des piliers de la démocratie: les décisions de justice ou d'administration n'auront plus ni queue ni tête ce qui créera une énorme incertitude dans un contexte déjà incertain.

3) il signifie l'abandon le plus total devant le séparatisme: on parle de tout et, pour les matières qui ne seront in fine pas transférées, suffisamment de coins auront été enfoncés pour qu'elles soient transférées très prochainement. Pire: on essaie même plus d'expliquer pourquoi telle compétence est transférée. On transfert, comme des boutiquiers, parce que le grand frère flamand en a décidé ainsi.

Quand l'élite culturelle et économique flamande se réveillera pour dénoncer cette façon de faire?

Je l'avoue: en l'état des choses, un certain pessimisme nous envahit. Heureusement, ma foi en l'Homme (mais pas en ces hommes-là!) me rappelle que l'optimisme est une force à ne pas négliger. Le réveil ne tardera point. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'il faut tout sacrifier à Moloch-Baal pour satisfaire sa soif et faire poindre le soleil. Ca c'était du temps de l'obscurantisme. Les Lumières et la Raison doivent primer quand il s'agit de gérer les affaires des hommes. DEBOUT!

 


© 2018 - Yvan de Beauffort