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Politique énergétique

Si la loi du « phasing out » nucléaire (loi du 31/01/2003) est confirmée telle quelle, les premiers effets de la loi se feront sentir en 2015 quand les 3 plus anciennes centrales auront atteint l’âge limite et seront fermées. Et les dernières centrales en activités arrêteront de produire de l’électricité en 2025.

 

Dans l’état actuel des choses, la confirmation d’un «phasing out» ne semble plus réaliste. Il n’y a pas de réelle alternative à l’énergie nucléaire et c’est prendre de grands risques que de décider sans en mesurer les conséquences: risque de dépendance accru, moindre diversification du mix énergétique, plus grande vulnérabilité vis-à-vis de l’étranger…

 

Et c’est d’autant plus absurde dans la mesure où aucune réflexion n’a été concrètement menée sur l’avenir de notre politique énergétique suite au rapport GEMIX sur la politique énergétique de la Belgique.

 

Une puissance de remplacement non nucléaire devrait être prévue pour 2014, à raison de près de la moitié de la capacité des 3 plus anciennes centrales, en tenant compte du délai minimal de mise en service de nouvelles unités, qui varie de 4 ans pour une centrale au gaz à 6 ans pour une centrale au charbon. Ce qui est improbable.

 

L’épuisement à terme des énergies fossiles ainsi que la lutte contre le changement climatique imposent de limiter le recours aux hydrocarbures (notamment le pétrole). C’est pourquoi nous considérons que nous pouvons nous permettre une politique énergétique fantaisiste.

 

La solution est dans la diversification, la rationalisation et le progrès scientifique. Il n’y a pas de solution unique pour l’équation énergétique. Nous sommes convaincus qu’une place importante des énergies  renouvelables doit être favorisée, et que l’utilisation rationnelle de l’énergie ainsi que l’efficacité énergétique tant dans les secteurs publics et privés qu’auprès des particuliers doivent être encouragées.  

 

La responsabilité des pouvoirs publics consiste à la fois à assurer l’avenir énergétique et la disponibilité d’énergies à long terme, à diminuer le recours aux énergies polluantes, à assurer la santé publique, mais aussi à garantir un approvisionnement énergétique qui nous permette de rester compétitifs et d’assurer le bien- être de chacun.    


© 2018 - Yvan de Beauffort