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Vite, des Hommes d'Etat!

La seule question - ridicule, le mot ne tue pas mais s'utilise facilement ces derniers jours - la seule question, donc, qui taraude les politiciens aujourd'hui est: "pourvu que je ne porte pas le valet noir"...

Et tout cela pour aboutir à une note Vandelanotte clairement flamande, sans concession notable... même du côté néerlandophone on s'est étonné de la ruade du CD&V qui rejette cette base de travail "inacceptable" ...

...  surtout pour les francophones!

Rappelons que cette note propose une réforme de l'Etat colossale, sans précédent. Elle exige plus de responsabilités de la part des régions, et leur confie toute une série de matières. Jusque là, rien de particulièrement épouvantable: tout le monde sait qu'une réforme de l'état conduisant notre système à quelque chose proche du confédéralisme est souhaitable pour le pays.

Trois choses, par contre, sont vexatoires:

D'une part, la proposition enfonce les les premiers coins dans notre système de sécurité sociale. La réforme proposée suggère en effet de transposer une série de compétences liées à la sécurité sociale auprès des régions. Quand on sait qu'un des arguments forts des flamands est de promouvoir l'homogénéité des compétences, on voit déjà les prochaines étapes... Une éminence socialiste précisait récemment que les ferments d'une prochaine réforme de l'état se trouvaient déjà dans l'accord - que cela devait en outre satisfaire les flamands (ca n'avait pas l'air de l'ennuyer beaucoup, moi bien).

D'autre part, on coupe BHV sans aucune compensation, donc. A la trappe, une série de droits pour les francophones résidant en périphérie flamande mais pas dans les 6 communes à facilités. Sous prétexte que voilà, ca y est, on est chez nous et vous êtes chez vous... contre quoi? niksmendal. 372 (374 ou 376 selon les sources des fuites de la note) millions pour Bruxelles en 2012. Après, fini.

Enfin, Bruxelles, tiens, parlons-en... aucune ambition à ce sujet si ce n'est une vague communauté urbaine dont on se demande combien de temps elle va tenir...

Il vient un moment où il faut dire: stop. Ce moment-là est venu


© 2018 - Yvan de Beauffort